7 de mar de 2012

France -- Brésil


Si les Français ne semblent pas actuellement très fiers de l'image que reflète leur pays, un sondage réalisé par TNS-Sofres révèle que nos amis Brésiliens lui accordent toute leur affection et leur confiance

En décembre dernier, TNS-Sofres a réalisé un grand sondage concernant "L'image de la France dans le monde" pour RFI, France 24 et MCD. Ce sont en tout 13.000 personnes, habitant dans 12 pays différents qui ont répondu aux différentes questions de l'institut. L'Allemagne, le Brésil, l'Egypte, l'Espagne, les Etats-Unis, la France, l'Inde, le Japon, le Mali, le Maroc, la Pologne et le Royaume-Uni ont rendu leur verdict. Si du côté de nos voisins les plus proches (Allemagne, Royaume-Uni ou Espagne) les impressions sur la France sont positives, mais restent fortement modulées, il n'en est rien pour la Pologne et les deux grands intégrants des BRIC consultés, à savoir l'Inde et le Brésil : 81% des Indiens aiment la France, alors que l'on atteint les 82% de popularité dans les deux autres pays. Le Brésil se situe donc en première position des "amoureux de la France".


Une bonne entente également confirmée sur le plan des relations bilatérales, puisque 91% des Brésiliens interrogés estiment que les relations entre leur pays et la France sont au beau fixe (seulement 3% les trouvent mauvaises), et la grande majorité d'entre eux (72%) pensent même qu'elles se sont très largement améliorées au cours des vingt dernières années. Une bonne nouvelle qui devrait ravir des Français bien moroses puisque de bonnes relations permettent d'établir des échanges économiques fructueux entre deux pays.

Un regard paradoxal et stéréotypé sur la France ?

Alors que les pays européens n'envisagent pas totalement la France comme étant encore le pays des Droits de l'Homme, ou émettent des réticences face à l'application française de sa devise "Liberté, égalité, fraternité", pour 80% des Brésiliens ces valeurs ne sont pas juste historiques, elles représentent encore pleinement la République française.

Les avis convergent en revanche lorsqu'il s'agit d'évaluer à quel rang mondial se situe la France : le plus grand nombre de sondés (Français inclus) la placerait du 6ème au 9ème rang, ce qui en ferait une puissance déclinante. Pourtant son importance sur le plan international n'est pas franchement remise en question par la majorité des pays, 83% des Brésiliens (positionnés derrière le Maroc, la Pologne et l'Inde, mais ex-aequo avec l'Espagne) pensent que la France joue un grand rôle sur  l'échiquier international, une part d'action qui se serait même accrue lors des vingt dernières années pour 55% des Brésiliens.



En revanche sur le plan des domaines de compétences français, ce sont avant tout les clichés qui règnent, puisque la France est considérée comme leader pour la mode ou la cuisine et le vin (respectivement pour 75% et 79% des Brésiliens interrogés), ils semblent loin de paraître à la pointe dans les secteurs des télécom (20%), de l'aérospatial (16%), de la recherche médicale (22%) ou encore du nucléaire (14%), des domaines dans lesquels les efforts français sont pourtant reconnus. Mais en ce qui concerne les systèmes scolaire, de santé, de transports et les réseaux routiers, les louanges du Maroc, de l'Egypte, de l'Inde et du Brésil sont unanimes.



Un pays qui attire
A n'en pas douter, lorsque l'on pose la question aux Brésiliens de savoir s'ils aimeraient venir vivre, travailler ou étudier en France, ils restent les plus enthousiastes sur l'ensemble des sondés : 81% des étudiants sont tentés par une aventure française, 71% s'imagineraient bien s'installer en France, et 77% souhaiteraient y travailler.

Dans une autre étude également réalisée par TNS-Sofres et divulguée en novembre dernier concernant les étudiants d'Amérique Latine venus faire un échange en France, il ressort que malgré le caractère assez peu accueillant des Français, cela reste un pays particulièrement attrayant pour les Brésiliens qui estiment leur période d'étude positive à 96%, ce qui les place en tête des étudiants les plus satisfaits.

Amélie PERRAUD-BOULARD (www.lepetitjournal.com – Brésil) mercredi 7 mars 2012

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